Toumeyella parvicornis
Cochenille tortue du pin
Dépérissement sylvicole majeur.
- Insecte piqueur-suceur formant des colonies denses sur les organes ligneux et foliaires du pin.
- Excrétions de miellat favorisant une fumagine (noircissement) très visible sur les parties touchées.
- Propagation possible par vent et par mouvements de végétaux ; surveillance renforcée sur linéaires boisés exposés.

La cochenille tortue du pin est un ravageur exotique qui se développe sur plusieurs espèces de pins et peut entraîner un dépérissement rapide des houppiers lorsque les pullulations sont soutenues. Elle est suivie en France dans certains bassins méditerranéens où les pins paysagers et forestiers sont exposés. Les pouvoirs publics peuvent arrêter des périmètres réglementés : lutte biologique encadrée, surveillance ou restriction des mouvements de plants selon les arrêtés en vigueur. Ce portail ne substitue pas aux prescriptions préfectorales ou ministérielles publiées pour votre zone.
Symptômes à observer sur le terrain
Aspect « tortue » des cochenilles adultes fixées sur rameaux ou axes ligneux ; présence de miellat collant.
Noircissement progressif des parties nourricières par développement de champignons de fumagine.
Jaunissement puis rougeissement des aiguilles ; mortalité ascendante des branches lorsque l’attaque se poursuit sur plusieurs saisons.
Les symptômes peuvent évoquer d’autres stress du pin (sécheresse, pathogènes fongiques) : joindre photos détaillées au diagnostic officiel.
Cycle et diffusion dans le paysage
Plusieurs générations peuvent se succéder dans l’année selon le climat ; la densité des colonies peut augmenter fortement sur les sujets favorisés.
Les larves ou formes mobiles peuvent être véhiculées par le vent ou les contacts entre branches.
Les plantations paysagères ou forestières constituent des corridors si les plants sont déjà porteurs de colonies peu visibles au moment de la mise en terre.
Conséquences pour les boisements et la sécurité
Affaiblissement structurel des arbres ; risque accru de chutes de branches ou de bois mort dans les zones fréquentées.
Perte esthétique et économique dans les alignements et parcs d’ornement.
Coûts de gestion pour les collectivités et propriétaires lorsque des périmètres de lutte sont activés.
Signalement et accompagnement technique
Repérer les arbres symptômes avec géolocalisation grossière et clichés nets (écorce, aiguilles, couronne).
Ne pas déplacer branches ou plants coupés hors zone sans instruction des services compétents lorsque la réglementation l’exige.
Informer rapidement la mairie, les services de l’État compétents ou le réseau technique agricole identifié localement.
Les traitements (dont lutte biologique ou interventions arboricoles) suivent des protocoles précis : attendre leur prescription.
Réduire les risques de propagation
Contrôler l’origine des plants de pin avant plantation dans les zones sensibles.
Éviter les tailles ou manipulations qui dispersent des fragments porteurs sur du matériel non désinfecté.
Surveiller après épisodes de sécheresse ou de stress hydrique : les arbres affaiblis sont plus vulnérables.
Participer aux campagnes d’information locale lorsque la région est placée sous surveillance renforcée.


