Vespa velutina (sous-espèce asiatique : Vespa velutina nigrithorax)
Frelon asiatique à pattes jaunes
Nuisance domestique et impact apicole.
- Adulte de 15 à 35 mm : thorax noir velouté, abdomen sombre avec plusieurs segments orangés, pattes jaunes — à ne pas confondre avec le frelon européen.
- Prédateur des abeilles et d’autres insectes ; une colonie estivale peut compter plusieurs milliers d’individus et consommer plusieurs kilogrammes d’insectes par an.
- Nids de fondation fabriqués par la reine, puis primaires et secondaires fabriqués par les ouvrières (souvent en hauteur, ouverture latérale) ; signaler tôt les reines fondatrices printanières limite la nuisance.


Le frelon asiatique à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) est un hyménoptère social originaire d’Asie, signalé pour la première fois en France en 2004 (Lot-et-Garonne). Il s’est rapidement répandu sur l’ensemble du territoire métropolitain et dans plusieurs pays voisins. Prédateur généraliste, il traque notamment les abeilles devant les ruches et peut créer une forte nuisance lorsque le nid est proche des habitations ou des passages fréquentés. Espèce exotique envahissante réglementée au niveau européen et national, sa gestion repose sur la vigilance citoyenne, le signalement des nids et l’intervention de professionnels ou de services habilités — jamais sur une destruction amateur.


Comment la reconnaître ?
Taille : ouvrières d’environ 15 à 25 mm, reine de 25 à 35 mm. Thorax et tête brun-noir veloutés, sans tache claire.
Abdomen noir avec une large bande orange et plusieurs lisérés fins orange-jaune sur le quatrième segment ; face vue de face souvent orangée.
Pattes noires à la base et jaunes aux extrémités — critère le plus fiable pour le distinguer du frelon européen (abdomen surtout jaune et noir, pattes brunes).
Comportement : vol stationnaire possible devant les ruches ; nid fibreux en hauteur avec ouverture latérale (nid secondaire). En cas de doute, transmettez des photos nettes à distance plutôt qu’une identification seule.
Biologie et dynamique des colonies
Seules les reines hivernent (souvent regroupées dans un abri thermiquement stable) et fondent au printemps un petit nid de départ (nid de fondation), puis un nid primaire, avant un nid secondaire plus volumineux.
En été, la colonie peut atteindre 2 000 à 5 000 ouvrières. Les larves sont nourries de proies (dont une part importante d’abeilles et d’autres insectes) et de sucres.
Les fondatrices isolées ou les nids de fondation et nids primaires repérés tôt dans la saison sont plus faciles à traiter que les grands nids secondaires de fin d’été (souvent en haut des arbres).
Risques pour les personnes, les animaux et l’apiculture
Les piqûres d’hyménoptères peuvent entraîner des réactions allergiques graves ; les frelons défendent leur nid et peuvent poursuivre sur plusieurs mètres autour de l’entrée.
Impact apicole : chasse devant les ruches, stress des colonies et pertes possibles lorsque la pression est forte et prolongée.
Nuisance domestique lorsque le nid est proche d’une terrasse, d’un chemin scolaire ou d’un accès fréquenté.
Cadre réglementaire : espèce exotique envahissante préoccupante (Union européenne) ; arrêté du 14 février 2018 et textes nationaux encadrent sa gestion sur le territoire métropolitain.
En cas de nid ou d’un foyer très visible
Ne pas approcher le nid (distance de sécurité d’au moins 10 m) ; ne pas le faire vibrer ni tenter une destruction sans équipement de protection et habilitation.
Photographier le nid à distance et noter sa hauteur, le support (arbre, façade, haie) et l’accès pour les intervenants.
Contacter votre commune ; si le nid est dangereux et non pris en charge localement, faire appel à un professionnel de la désinsectisation.
Signaler via ce portail ou les circuits locaux (FREDON, plateformes départementales de signalement selon votre territoire).
Au printemps, signaler aussi les fondatrices ou petits nids primaires : la réaction précoce limite le développement estival.
Limitation des attractions et vigilance citoyenne
Couvrir composteurs et sources de fermentation (fruits, boissons sucrées) en période estivale pour limiter les attractions près des habitations.
Réduire l’exposition des cadres de ruche et des zones de butinage lorsque des frelons sont observés régulièrement.
Informer le voisinage dès l’observation répétée de fondatrices ou de chasse devant les ruches.
Les pièges sélectifs de fondatrices, lorsqu’ils existent sur votre territoire, sont pilotés par des structures agréées : suivre leurs consignes plutôt qu’un dispositif artisanal non sélectif.
Partager les affiches et flyers institutionnels (Préfecture, FREDON, www.fredon.fr/paca) pour une information fiable.


